En 2009, vous n’aviez sûrement jamais entendu parlé du SEO. La discipline d’alors était tellement simple… Découvrez un article, statistiques de 10 ans à l’appui, sur ce qu’il était possible de faire.

Vous les connaissez ces paris à la con entre collègues ? Mais si !!! Vous savez, ceux qui vous mettent au défi de faire un truc pro pour le fun et qui cherchent à démontrer que tu es meilleur qu’un tel.

En 2009, je travaillais dans une société lyonnaise hyper dynamique. Je remonte à 2009 car, à cette époque, le SEO était simple. Et c’est ce que je veux démontrer à ceux qui débutent dans la discipline.

Mon patron d’alors avait démarré à partir de rien quelques années plus tôt : il avait alors tout misé sur le streaming. A cette époque, en 2009 donc, nous étions entre 120 et 150 à travailler dans une sorte d’ambiance plutôt super-cool où tout le monde était pote avec toute le monde.

Je sortais de l’école de journalisme et la seule chose qui m’intéressait à l’époque était la rédaction. Ca tombe plutôt bien : mon travail reposait initialement sur la rédaction. J’avais un portefeuilles de sites à gérer et je produisais le contenu.
Ca pouvait aller de la rédaction sur des sites qui traitaient des cartons de déménagement aux sites de crédit en ligne, à des conseils en défiscalisation, ou de sites pour adultes. Ouais, c’était carrément du grand écart intellectuel à longueur de journées.

Comment Analytics m’a fait basculer du côté white-hat de la force

Petit à petit, j’ai commencé à m’intéresser aux résultats que produisaient mes articles. J’ai rapidement eu accès à tout ce dont je souhaitais, y compris les statistiques.
A cette époque où le SEO était simple, on pouvait savoir avec précision quel mot-clé était le plus rentable via Analytics. On n’avait plus qu’à vérifier sa position sur les moteurs de recherche pour savoir comment améliorer le truc.

Un collègue -et ami encore aujourd’hui- avait commencé à m’initier au SEO. A cette époque, le SEO était simple et c’était tellement facile de faire buzzer un site en un mois qu’il m’avait lancé un défi : acheter un nom de domaine hyper concurrentiel et me mettre en première position le plus vite possible.

WordPress : l’outil parfait pour démarrer une simple stratégie SEO

A l’époque, je ne codais pas. Alors j’avais opté pour le fameux CMS wordpress qu’il m’avait installé (car je n’y comprenais rien du tout). Et à moi de jouer. (Ceci dit, rassurez-vous. Aujourd’hui non plus je ne code pas. Et je déteste ça).
Néanmoins, WordPress est un outil absolument génial : il permet de donner l’impression que l’on maîtrise absolument tout son SEO (ce qui est globalement faux, mais bon).

Avec le bon plugin (à l’époque, on utilisait All In One SEO Pack), et quelques petites améliorations bien placées, il était possible de faire. Aujourd’hui, ce serait clairement pris pour de la sur-optimisation et le site serait pénalisé.

L’influence de l’Exact Match Domain dans le SEO en 2009

Le mot-clé était un Exact Match Domain (ce qui n’a plus guère de pertinence aujourd’hui). Le truc était hyper concurrentiel. Et je m’étais dit : étant donnée la thématique, le délire parfait serait de publier une photo par jour avec un court texte de 50 mots.

J’ai paramétré mon wordpress et mes plugins, installé un template qui était bien dégueu, et j’ai commencé à publier ma photo quotidienne.
Je ne bossais pas le netlinking, mais uniquement ce qui touchait à l’on-site et au contenu.

Et là, miracle du SEO !

En deux semaines à peine, j’étais en première page.
Une semaine plus tard, j’étais dans le Top 3.
En un mois, j’étais premier sur Google sur un maximum de requêtes.
En 6 mois, j’avais un bon millier de visiteurs uniques par jour.

Je vous ai sorti les statistiques du site sur 10 ans (oui, carrément… car le site existe encore).

10 ans de statistiques Analytics. Le contenu déjà roi pour réussir un SEO simple en 2009

Etre premier n’était pas suffisant : il fallait que je multiplie mes sources de trafic. Ce que j’ai fait grâce aux images.

Il fallait optimiser chaque contenu, et surtout optimiser chaque photo afin de la faire ressortir dans Google Images. Car oui, ma force s’appuyait sur Google Images. J’étais devenu tellement puissant sur mon mot-clé principal que j’occupais les 100 premières photos sur Google Images.

Autant vous le dire : la publication d’une photo par jour était très contraignante et je n’ai pu tenir le rythme qu’un an et demi (même en pré-publiant le contenu). Au bout d’un an et demi, j’ai eu d’autres priorités et je n’ai pas pu continuer à bosser sur mon site. Ca, cumulé certainement à une pénalité liée à Google Pengouin, et hop… Avec Pengouin, le SEO qui était simple est passé à un SEO plus complexe.

Dix ans plus tard, ce site a été revendu.

J’ai encore accès aux statistiques et j’ai pu publier une capture d’écran avec accord du nouveau propriétaire.

Comment fonctionnait ce SEO si simple en 2009 ?

J’avais remarqué pas mal de trucs au fil de mes missions quotidiennes… J’avais notamment remarqué que le contenu que je produisais n’était pas de qualité car je n’avais pas le temps de produire du contenu de qualité.

Ainsi, la priorité dans ma stratégie de SEO en 2009 était la production de contenu de qualité en m’attardant à ce que voulait la cible.
Je savais exactement ce que ladite cible désirait voir, alors je lui donnais exactement ce qu’ils souhaitaient. Rien de plus, rien de moins.

La clé était déjà de produire du contenu de très bonne qualité.

Si une chose n’a pas changé dans les stratégies de SEO entre 2009 et 2019, c’est bien ceci. La production de contenu de qualité était déjà primordiale. Elle continue à l’être aujourd’hui.

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